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    [et la nuit, si la nuit vient, la nuit venue, s’accrocher aux  lueurs, petits phares passagers, là-haut, là-bas, en lampes et vitres de cuisine où l’on s’attable, en étoiles masquées par la brume, derrière les murs des arbres ce qui s’effiloche met si longtemps à disparaître qu’on pourrait croire que ça existe. S’il faisait nuit tout le jour, si nous ne pouvions savoir à quel point il fait nuit, elle reste. Ne pas avoir reconnu la forme de son oreille et s’inquiéter des couleurs au bout de ses doigts, est-ce que la mort donnait ces taches bleues, jaunes foncées et noires, ou simplement la veille, du travail, souder et tordre une dernière fois avant le battement de cœur éteint]

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  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Juillet 2011 à 01:52
    Pierre R. Chantelois

    La mort aurait-elle des couleurs que l'oeil ne saurait percevoir? Wagon de tête, wagon de queue, la mort erre dans un dédalle de couleurs invisibles.



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